đ Le nord n’est pas Ă vendre
Par Suzy wong
Y’a malheureusement une gang de nos voisins qui cautionnent aveuglĂ©ment tout ce que dit Donald Trump.
Pas parce qu’ils y croient tant que ça.
Mais parce qu’ils ont confondu la loyautĂ© avec la soumission,
pis la politique avec une équipe de hockey :
ton bord, mĂȘme quand il patine tout croche.
Pas parce qu’ils y croient tant que ça.
Mais parce qu’ils ont confondu la loyautĂ© avec la soumission,
pis la politique avec une équipe de hockey :
ton bord, mĂȘme quand il patine tout croche.
Les autres - pis ils sont nombreux - savent trÚs bien que ça dérape.
Ils voient le vide derriĂšre les grandes phrases.
Ils entendent le bluff résonner.
Mais ils ont peur.
Peur des représailles.
Peur des insultes.
Peur du chaos qu’il sait dĂ©clencher comme on claque un briquet dans une piĂšce fermĂ©e.
Ils voient le vide derriĂšre les grandes phrases.
Ils entendent le bluff résonner.
Mais ils ont peur.
Peur des représailles.
Peur des insultes.
Peur du chaos qu’il sait dĂ©clencher comme on claque un briquet dans une piĂšce fermĂ©e.
Fait qu’ils se taisent.
Ils calculent.
Ils attendent que ça passe.
Ils appellent ça de la prudence.
Ils calculent.
Ils attendent que ça passe.
Ils appellent ça de la prudence.
Pis nous, pendant ce temps-lĂ ?
Nous autres, on est les voisins d’en haut.
Canadiens.
Québécois.
Peu nombreux.
Peu militarisés.
Pas faits pour la démonstration de force,
mais pour l’endurance,
la négociation,
la survie par le lien.
On n’a pas la voix la plus forte.
Ni les poings les plus lourds.
Ni l’armĂ©e la plus visible.
Ni les poings les plus lourds.
Ni l’armĂ©e la plus visible.
Mais on a autre chose.
Une mémoire longue.
Une géographie exigeante.
Une habitude ancienne :
vivre Ă cĂŽtĂ© d’un gĂ©ant sans se dissoudre dedans.
Faut rester lucides.
Une mémoire longue.
Une géographie exigeante.
Une habitude ancienne :
vivre Ă cĂŽtĂ© d’un gĂ©ant sans se dissoudre dedans.
Faut rester lucides.
Quand le bruit monte au sud,
c’est toujours nous qui l’entendons en premier.
Quand les menaces deviennent floues,
c’est notre territoire qui devient conditionnel.
Quand l’intimidation remplace la politique,
les petits voisins deviennent des variables.
La question se pose alors - sans panique, mais sans naïveté :
Que fait-on quand le danger n’est pas une armĂ©e,
mais un homme imprévisible,
porté par une foule qui applaudit
et une autre qui détourne le regard ?
On ne répond pas en bombant le chest.
On ne répond pas en tremblant.
On répond par la clarté.
Par les alliances.
Par une parole ferme.
Par une préparation tranquille.
On expire. Longtemps.
Comme pour laisser sortir le bruit.
Puis on relĂšve la tĂȘte et on dit, simplement :
C’est assez.
Parce qu’on est peut-ĂȘtre pas nombreux.
Mais on est pas seuls.
Pis surtout,
on n’est pas obligĂ©s de trembler pour exister.




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