Le grand départ de FL: Un mélange de champagne et de gomme d'épinette
Par Suzy Wong
Écoutez-moi bien, mes chers amis: le rideau tombe enfin sur ce vaudeville politique et, franchement, on n'va pas se dévisser la glotte à brailler! C’est une tragédie grecque qui finit en queue de poisson, ou plutôt, en ragoût de pattes un peu trop cuit.
D’un côté, on a cette fin de règne d’une sécheresse métaphysique, comme dirait l’autre. C’est l’asphyxie d’un homme qui a confondu le Québec avec son propre salon. Mais de l’autre, faut regarder la réalité en face: quand l’érable ne donne plus d’eau pis que le chalumeau est bouché, on ne passe pas le printemps à flatter l’écorce en pleurant! On change de chaudière, c’est toute.
Monsieur Legault, c’est le grand-père qui s’obstine à conduire son vieux pick-up alors qu’il voit plus les lignes jaunes. On l’aime bien, mais on est surtout soulagés quand il lâche les clés avant de se ramasser dans le décor. Ses larmes au point de presse? De la petite bière, une effervescence de fin de cuvée. On ne va pas gaspiller nos Kleenex pour un départ qui arrive aussi tard qu’une tempête de neige en plein mois de mai.
C'est la loi de la forêt, mon doux! Le vieux lion s'en va faire sa sieste, et le Québec, lui, il a le goût de respirer l'air salin du large sans avoir besoin de demander la permission au capitaine. Allez, bon vent François! On ne te souhaite pas de mal, mais on ne va certainement pas inonder le fleuve avec nos larmes.




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